Les membres du groupe armé qui détiennent deux travailleurs humanitaires dont un Français au Darfour ont menacé dimanche de les exécuter si Paris n'acceptait pas d'organiser un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé. Lire la suite l'article
Les six membres de cette association ont été condamnés à huit ans de prison pour tentative d'enlèvement de 103 enfants au Tchad avant d'être graciés par le président Idriss Déby après cinq mois passés en prison à N'Djamena puis en France.
"Nous demandons à la France de rouvrir le dossier des criminels de l'Arche de Zoé et de les juger devant un tribunal juste", a déclaré à Reuters sous le sceau de l'anonymat un membre du groupe qui se présente sous le nom des Aigles africains de la liberté.
"Si le gouvernement français n'est pas sérieux dans les négociations avec nous et n'accède pas à notre requête, nous tuerons les deux travailleurs humanitaires", a-t-il ajouté.
Deux employés de l'organisation humanitaire Aide médicale internationale ont été enlevés le week-end dernier à Ed el Foursan, dans le sud de la région occidentale du Soudan. Il s'agit selon la presse officielle d'un Canadien et d'un Français.
Alastair Sharp et Khalil Abdel Aziz, version française Grégory Blachier