| | | Le Colonel Tahir Brahim Hamid Chétéh est le petit fils du célèbre chef de Canton Chétté Moumine Seid qui avait défait plusieurs fois les éléments du Roi Libyen Adel-Jelil dans les Souliat région de Bahr-El-Gazel préfecture du Kanem avant l’arrivée des colons français. Monsieur Tahir Brahim connu sous le nom Matar Alladji est né dans les Soulla de Bahr-El-Gazel. Il a fait des études Arabes limités au niveau secondaire en Syrie le pays a partir du quel il a rejoint trop jeune le FROLINAT de Goukini Weddey.
Connu sous le nom du Commandant Matar Daw-Ellou en ce temps, le colonel Matar Alladji a descendu avec ses éléments en 1978 à N’Djamena lors des premières arrivées de la force de FROLINAT dans la capitale tchadienne. Il a été blessé dans les combats que le premier ministre de l’époque Hissein Habré avait mené contre la force du Général Malloum et Kamougué. Il a montré sa particularité en étant très courageux dans les combats. Sur ordre du président de FROLINAT Goukini Weddeye, il a été évacué en Égypte pour prendre les soins.
C’est de l’Égypte qu’il a prit connaissance avec les milieux estudiantins tchadiens dans ce pays. Même si le temps était difficile pour lui avec ses blessures graves, il a eu une dose suffisante de confort de ces étudiants. Après la guérison, il est revenu au Tchad puis parti en Libye pour rejoindre son FROLINAT.
Vers le mis 1988, le colonel Matar Alladji a décidé de rallier à la FANT contre la volonté libyenne tout son bataillon. Ils ont quitté leur base au vu et au su de ces derniers avec défiance complète et rejoint le FANT d’Hissein Habré quelque jour plus tard. Accueilli chaleureusement par le gouvernement de l’ancien président Hissein Habré, le Colonel et quelques autres officiers sont rentrés dans la capitale pour rencontrer le chef de l’État.
Quelques mois plus tard, la rébellion créée par l’actuel dictateur a commencé dans l’Est du Tchad. Le colonel Matar Alladji a été affecté dans les zones des combats où il a prit part dans toutes les batailles. Il a eu des blessures au bras lorsqu’il a participé les combats de Tiné avec son bataillon. Il a regagné N’Djamena après la chute du régime.
Après l’arrivée de MPS, il a été affecté dans le Guerra comme commandant de bataillon sous le commandement du Com-Zone le Colonel Tahir Wodji. Quelques années plus tard, Monsieur Matar Alladji a été envoyé dans le Ouaddaï en tant que commandant de la brigade mobile. Puis, il a été rappelé pour venir et travailler à N’Djamena.
Le Colonel Matar Alladji est très populaire dans son milieu pour son honnêteté et générosité et très respecté dans les milieux militaires et surtout par ses compagnons d’armes pour son courage et même ses ennemis ne doutes pas de son bravoure. Avec ses attitudes suicidaires, il a une habitude de foncer profondément dans le coté ennemi lors des combats.
Il a aussi une expérience des longues années dans l’art des combats. Il maîtrise toute sorte d’arme militaire disponible dans l’armée tchadienne. Pour lui, sa passe ou sa casse. Son ralliement avec beaucoup d’autres officiers et sous officiers à l’UFDD marque un coup dúre pour le régime dictatorial et clanique de Deby. « Si la guerre est le seul langage que comprendra Deby, nous le ferons comprendre très bien » dit il.
Il a ajouté que depuis son arrivé au pouvoir par les armes, le dictateur tchadien a foncé le pays dans une misère totale en s’appropriant toute la richesse du pays. Nous, les combattants de la liberté suivrons le chemin tracé par notre président le Général Mahamat Nouri, combattrons l’injustice du tyran Deby avec conviction, détermination et écraserons ses mercenaires pour garantir l’égalité devant la lois et dans l’emploi de tous les tchadiens.
Rejoins sur son Thuraya depuis le maquis, le Colonel Matar Alladji a dit que Deby a négligé le Tchad et le peuple tchadien pendant 17 ans et il est temps pour nous de prodiguer sa dictature et suivre le droit chemin du Général Mahamat Nouri, le chemin de la liberté, de justice, de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Il a tenu l’occasion pour féliciter le président de l’UFDD le Général Mahamat Nouri et les membres de son bureau exécutif pour avoir réussi a unifier les différentes forces de l’opposition en dépit des tentatives de divisions menée par les éléments de Deby, pour pouvoir démontrer au dictateur que vous pouvez faire l’unification et travailler ensemble pour le bien de notre pays surmontant toutes les difficultés.
Il a dit qu’il est prêt de se sacrifier pour l’instauration de la justice, de la démocratie, de l’égalité et la considération équitable de tous les tchadiens dans tous les secteurs du gouvernement tchadien.
Propos recueilli par Souggy Manouri Source: Alwihda |