|        (2/14/2007) Nous nous battons pour ramener au Tchad la justice et la démocratie. L'envoyé spécial de RFI, Laurent Correau, à l'est du Tchad sur les positions des rebelles de l'UFDD hostiles au président Idriss Deby Itno, a pu rencontrer le général Mahamat Nouri, président de l'Union des forces pour la démocratie et le développement. Ecoter RFI SOURCE : LALE ONLINE ..................................................................................................................... Lire l'interview transcrite par tchadvision.com RFI : Général Nouri bonjours G.N : bonjours RFI : pourquoi êtes vous ici a la frontière Tchad-Soudan ? Pourquoi battez vous ? G.N : nous nous battons pour la justice, nous nous battons pour renverser le régime aujourd’hui en place au Tchad et ramener la justice et la démocratie RFI : est ce que vous vous battez pour prendre le pouvoir ? G.N : non, nous ne nous battons pas pour prendre le pouvoir, si jamais nous gagnons par les armes, nous attendons organiser un forum national au cours du quel il serait mis en place une transition de courte durée et avec un cahier de charge précis pour aller vers des élections libres et transparentes. RFI : est ce que la solution militaire est la seule solution que vous envisagez actuellement ? G.N : pour l’heure la solution militaire est l’unique solution qu’ Idriss accepte parce que Idriss vient de dire qu’il négociera pas avec des opposants armées, par conséquent il n’y a pas d’autre solution que l’option militaire. RFI : Est ce que vous êtes partisan d’une table ronde, d’une approche par le dialogue si elle est possible ? G;N : Absolument, à la seule condition que ce dialogue puisse aboutir a ceux qui sont nos objectifs à savoir la mise en place d’une transition et organier des élections libre et transparentes. RFI : Actuellement l’UFDD applique une stratégie d’harcèlement qui pour l’instant ne peut pas vous donner la victoire militaire Que ce qui fera que vous sortirez de cette stratégie d’harcèlement ? G.N : Moi je pense que la stratégie d’harcèlement a un stade, progressivement des que nous serons en mesure de frapper plus fort, plus gros et passer aux offensives de grandes envergures nous le ferons. RFI : Est ce que vous préparer vos combattants a resté un an, deux ans ou dix ans ici a la frontière Tchad Soudan? G.N : Ah ! Dix ans je ne pense pas mais un an ou deux ce pas beaucoup pour une lutte armée, je ne peut pas préciser combien de temps ça va duré, mais une stratégie de combat de longue durée. RFI : Vous étés critiquez pour vos relations passées avec Hisseine Habré ? Que ce que vous répondez a ceux qui vous critique sur ce terrain là ? G.N : Je dirais qu’ils sont tous simplement tribalistes, Hisseine et moi nous appartenons à la même tribu, vous savez on a tendance tout le temps a responsabiliser tout une communauté quand un membre de la communauté est accusé de quelque chose, si non l’UFDD est composé dans sa grande partie d’autre personnes que notre propre famille, la famille de Hisseine . Ensuite il faut rappeler que moi je n’étais plus avec mon frère Hisseine depuis 1988 et moi je pense que ceux qui prétendent que je suis avec mon frère Hisseine Habré ce n’est pas vrai. RFI : Quel bilan faites vous des années Hisseine Habré a la tête du Tchad ? G.N : Moi je dirais qu’en 1982 quand nous, nous sommes arrivées au pouvoir, je parle du régime de Hisseine Habré, au Tchad il n’y avait plus d’Etat. Il faut reconnaître que c’était un chef d’Etat, il avait une très haute idée de la notion de l’Etat et de la nation. Mais quand même, Hisseine est considéré qu’il a la main très forte contre ces ennemies et malgré tout quand même l’administration fonctionnait très bien, malgré les erreurs ; beaucoup des erreurs qui ont été commises. Moi je vous disais tout à l’heure que moi, je me suis retiré de l’UNIR avant l’avènement de MPS et personne ne m’a obligé de quitter. RFI : Est ce qu’il y a des points négatifs aussi que vous souhaitez soulever ? G.N : Oh ! Non vous savez, moi je ne critique jamais les absents, je préfère critiquer les présents (rire) mais pas les absents. RFI : Que répondez vous a ceux qui disent que vous, si vous arrivez a N’djamena ça sera le retours des années Habré ? G.N : La roue de l’histoire tourne comme le disait Hisseine lui-même, mais l’histoire, c’est l’histoire et il ne se passera jamais aujourd’hui ce qui s’est passé hier. Je ne suis pas le seul a avoir travailler avec Hisseine Habré et Idriss Deby a travaillé sur le plan de la sécurité pendant des années et on l’accuse jamais avoir servi Hisseine et même Kamougue avait travaillé avec Hisseine Habré ; donc sur cette question moi, je suis très claire et si on m’accuse d’avoir entretenu quoique ça soit avec Hisseine, c’est tout simplement par mon origine, moi j’ai un passé très propre, je suis une des rares personnes politiques qui n’est pas critiqué aujourd’hui au Tchad, mes critiques viennent que de mes ennemis, que ça soit d’Idriss, que ça soit des agents de Khaddaffi mais jamais, jamais par le peuple Tchadien. Et le pouvoir, je vous jure que ça m’intéresse pas, Idriss m’a choqué pour ses action, pour se qui se passe au Tchad et de se qui a fait du Tchad. Si jamais nous arrivons, c’est a dire l’UFFD arrive au pouvoir demains, Mahamat Nouri est prés a allé derrière ces camelin, sous ses palmiers si jamais la majorité des gens disent, écoute Mahamat , tu n’a pas a dirigé ni transition,ni rien ,je dirais merci messieurs. RFI : Une autre critique qui vous est souvent faite, c’est celle d’être l’homme des soudanais et l’homme des saoudiens qui vous auraient aidé à mettre en place l’UFDD. G.N : J’ai été a un moment juif, oui j’étais juif a un moment donné, j’étais un agent d’ ISRAEL brutalement je deviens un agent saoudiens et très sincèrement c’est uniquement mes ennemie Politiques particulièrement Idriss Deby et la Libye qui m’attribue ça, je n’ai aucune relation particulière avec l’Arabie Saoudite ou un autre pays quelconque. RFI : Quelles sont vos relations avec les Soudanais ? G.N : Les relations avec les soudanais sont des relations de bon voisinage. Vous savez : moi, j’ai des amis en France, au Soudan et autre… L’Arabie Saoudite est le seul pays où je n’ai pas des amis (rire). Je n’ai aucune relation particulière avec le Soudan, mais si j’étais ou je serais au Soudan ce que la plus part des opposants tchadiens sont au Soudan puisque Idriss entretien l’opposition armée soudanaise et le Soudan entretien les oppositions armées Tchadiennes. RFI : Quel est votre message au groupe politique de l’intérieur ? G.N : Nous dirons au groupe politique de l’intérieur que nous poursuivons exactement la même politique qu’eux, c'est-à-dire arrivée à ce que tout les Tchadiens se retrouvent pour mettre en place des institutions démocratiques comme le souhaite notre peuple. RFI : Général Nouri, je vous remercie. G.N : Merci ................................................................................................................... |