Les ex-otages - un Français, un Italien, une Canadienne et un Soudanais - ont été libérés par leurs ravisseurs, sans violence ni versement de rançon, ont déclaré des responsables et l'ONG.
"Tout va bien, on n'a pas été maltraités", a déclaré à la presse l'otage français Raphael Meunier à El-Facher, au Darfour-Nord, peu après sa libération. Les trois Occidentaux ont été transférés ensuite à Khartoum où ils sont arrivés dans la soirée, a constaté un correspondant de l'AFP à l'aéroport. Ils devraient rentrer pour retrouver leur famille "dans les prochains jours", selon MSF.
Cinq membres de MSF-Belgique avaient été enlevés mercredi par des inconnus à Saraf Umra, dans le secteur de Kabkabiya, à la lisière du Darfour-Nord et du Darfour-Sud, à une centaine de kilomètres à l'est du Tchad voisin. Un Soudanais avait déjà été libéré.
La nouvelle a été confirmée par MSF, ce qui mettait fin à une incertitude sur le sort des humanitaires après une première annonce, prématurée, de leur libération vendredi.
Tout comme MSF et le gouverneur du Darfour-Nord, Osmane Mohammed Yousif Kibir, le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini a affirmé qu'"aucune rançon n'avait été payée". Selon ce dernier, le fait qu'ils "étaient des médecins et travaillaient pour sauver des vies humaines a joué" pour débloquer la situation.
Les ravisseurs avaient initialement demandé une rançon, dont le montant n'avait pas été précisé, en échange de la libération des volontaires internationaux de MSF.
Le gouverneur du Darfour-Nord a affirmé que l'enlèvement des humanitaires avait été une réaction au mandat d'arrêt par la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir. "Nous leur avons dit (aux ravisseurs) la vérité, que cela nuirait à la cause" du Soudan, a-t-il expliqué. Il a ajouté que le kidnapping avait été l'oeuvre d'un groupe inconnu, "les Aigles de Béchir", qui avait laissé les otages à un endroit où la police les avait récupérés.
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