Huit jours après le début des bombardements israéliens contre Gaza, les Français s'apprêtent à sortir aujourd'hui dans les rues des principales villes du pays - Paris, Marseille, Lyon...- pour dénoncer cette nouvelle agression contre les Palestiniens. Plusieurs associations et des petites formations politiques, notamment d'extrême-gauche, ont appelé les Français à se mobilier pour dénoncer les attaques de l'armée israélienne qui ont fait près de 450 morts, essentiellement des civils, et plus de 2200 blessés.
Sans surprise, aucune grande formation politique française n'a appelé à se joindre à ces manifestations. Les trois grands partis, l'UMP (droite), le PS (Socialistes) et le Modem (le nouveau parti centriste de François Bayrou), restent curieusement discrets sur ce dossier. Habituellement, ces partis ont toujours été en première ligne dans les crises internationales : Tibet, Géorgie, prisonniers français au Tchad... Le même silence est également observé du coté des intellectuels français : aucune condamnation des crimes israéliens ni appel à une mobilisation pour dénoncer les crimes. Pour leur part, les grands médias n'ont pas fait état de ces manifestations.
Cette situation a une explication : en France, il est devenu impossible de critiquer Israël. Toute critique à l'égard de l'Etat hébreu peut coûter cher à son auteur : accusation d'antisémitisme, boycottage par les médias, campagne de dénigrement...Pire : le président Nicolas Sarkozy a toujours affiché son soutien à la politique israélienne. En 2006, lors de la guerre du Liban, il était l'un des rares ministres de Jacques Chirac à soutenir ouvertement les Israéliens.
Mais si le silence des partis politiques et de certains intellectuels pro-israéliens peut paraître compréhensible, la discrétion des élites d'origine arabe, notamment maghrébine, l'est moins. Il y a quelques mois, la ministre de la Justice Rachida Dati, d'origine marocaine, en visite en Israël, qualifiait le Hamas et le Hezbollah de mouvements terroristes. C'était sans doute pour conserver les soutiens nécessaires pour rester dans les hautes sphères du pouvoir en France. On comprend moins des positions similaires ou le silence émanant d'élites maghrébines qui n'exercent et n'exerceront sans doute jamais de hautes responsabilités dans l'Hexagone.
Sans surprise, aucune grande formation politique française n'a appelé à se joindre à ces manifestations. Les trois grands partis, l'UMP (droite), le PS (Socialistes) et le Modem (le nouveau parti centriste de François Bayrou), restent curieusement discrets sur ce dossier. Habituellement, ces partis ont toujours été en première ligne dans les crises internationales : Tibet, Géorgie, prisonniers français au Tchad... Le même silence est également observé du coté des intellectuels français : aucune condamnation des crimes israéliens ni appel à une mobilisation pour dénoncer les crimes. Pour leur part, les grands médias n'ont pas fait état de ces manifestations.
Cette situation a une explication : en France, il est devenu impossible de critiquer Israël. Toute critique à l'égard de l'Etat hébreu peut coûter cher à son auteur : accusation d'antisémitisme, boycottage par les médias, campagne de dénigrement...Pire : le président Nicolas Sarkozy a toujours affiché son soutien à la politique israélienne. En 2006, lors de la guerre du Liban, il était l'un des rares ministres de Jacques Chirac à soutenir ouvertement les Israéliens.
Mais si le silence des partis politiques et de certains intellectuels pro-israéliens peut paraître compréhensible, la discrétion des élites d'origine arabe, notamment maghrébine, l'est moins. Il y a quelques mois, la ministre de la Justice Rachida Dati, d'origine marocaine, en visite en Israël, qualifiait le Hamas et le Hezbollah de mouvements terroristes. C'était sans doute pour conserver les soutiens nécessaires pour rester dans les hautes sphères du pouvoir en France. On comprend moins des positions similaires ou le silence émanant d'élites maghrébines qui n'exercent et n'exerceront sans doute jamais de hautes responsabilités dans l'Hexagone.
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